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  Nous y sommes à nouveau [Pv Sayuri G. Hesediel]

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Tsukasa Hesediel


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MessageSujet: Nous y sommes à nouveau [Pv Sayuri G. Hesediel]  Lun 20 Juil - 7:07




Nous y sommes à nouveau




Nara, lieu ou toute ma vie s'est vu bousculer du jour au lendemain par la rencontre avec celle qui porte aujourd'hui mon nom : Sayuri G. Hesediel. C'est ici même, entre les murs de cet établissement qu'elle est à moi il y a de cela un peu moins d'une dizaine d'années. Nous y avons vécu tant de moments qu'un retour à la source fut une décision prise d'un commun accord. Mais à cela un énième problème arrive : Le pensionnat. Ne pas pouvoir dormir avec nos enfant chaque soir risque d'être une véritable source de stresse. Jusqu’à hier, j'étais encore là avec eux tandis que leur mère elle, ne rentrée que les week-ends depuis maintenant un bon mois. Son absence se fait ressentir et je ne préfère pas imaginer ce qu'il adviendra de la maison maintenant que je vais moi aussi suivre le même rythme. Elle avait fini par rejoindre Tadakai en tant  que Chirurgienne pour les créatures magiques sans prendre la peine de m'attendre,  pire, son silence sur le sujet m'a donné l'impression qu'elle était au contraire pressée de s'éloigner de moi. Je sais que les enfants lui manque, rien que la regarder cuisiner pour eux à chaque fois qu'elle rentre suffit pour que je n'en doute pas une seule seconde. Hélas, cet amour qu'elle a pour eux me semble ne plus être aussi intense pour moi. La flamme de notre union n'a plus rien de celle qui n'avait de cesse de danser à chaque croisement de regard, rendu en l'état actuel à la faible lueur d'une bougie qui menace de s'éteindre au moindre coup de vent. Nous en sommes rendu-là, à ne plus nous parler ni même nous regarder à cause d'une ou deux paroles de trop, dites sous les bannières de la jalousie et de la colère. Ça en plus d'un manque évident de la simple présence de l'autre. C'est tout du moins ce que j'ai pu constater. Je sais parfaitement que je ne peux m'en prendre qu'à moi-même. Trop tête de mule et aveugle pour réparer mes erreurs le plus rapidement possible. Non, il a fallut que je laisse la chose traîner et s'envenimer avec le temps. Ce qui aurait dû n'être qu'une vulgaire coupure est devenue aujourd'hui une hémorragie trop importante pour que je puisse la traiter seul. La faute cependant n'incombe pas seulement moi. Elle aussi a une part de responsabilité dans cette histoire. J'ai dit des choses que je n'aurai pas dû, j'ai cherché à l'emprisonner et ait fini par l'étouffer, ça en plus d'avoir douté d'elle sans réussir à me faire pardonner. L'ambiance est trop pesante qu'elle en devient insupportable, je ne peux plus continuer ainsi. Elle me manque. Voilà pour le moment tout ce qui en ressort de cette tragique période où elle s'est faite encore plus absente que lors de ses années d'études. Elle est ici sans vraiment l'être et la voir ainsi me peine profondément.

Sait-elle que c'est aujourd'hui que j'intègre les cadres du pensionnat ? Normalement oui. L'annonce a dû être faite par la directrice et ce n'est pas faute d'avoir tenter de lui en toucher deux mots lors d'une rare fois ou nous nous sommes retrouvés ensemble dans la même pièce. Puis il y a aussi par le biais de ma précieuse moitiés, Melyne. Cette dernière se faisait une joie de me voir partager son lieu de travail et la connaissant, elle n'a pas du rater une occasion pour lui  répéter ma venue. Tenter de garder mon arrivée secrète était donc de toute évidence une cause perdue, bien que lui en faire la surprise ne m'aurait pas déplus. Marcher dans cette cour me rend nostalgique et voir certain coins suffit pour me rappelle les instants que j'y ai vécu avec elle mais également mes autres camarades. C'est auprès de cet arbre là-bas que je venais passer mes moments de détentes en lisant un livre soit en m'endormant parfois. Également aux côtés de l'un d'eux que je me suis amusé à la taquiner sur l'une de ses lectures afin de voir ses joues se teindre de cette rougeur qui lui va si bien. Ne pas sourire à cette pensée m'est impossible, ce qui déloge mon image auprès de la nouvelle génération. Ne me connaissant aucunement, ils ne savent pas que me voir afficher une pareille mimique relève d'un miracle. Du temps de mes années d'études ici, quiconque m'aurait vu avec les lèvres ainsi étirée en aurait fait une rumeur qui se serait rependue dans toute l'école que se soit en bien ou en mal. Par ailleurs, j'ai la sensation de faire bonne impression si je m'en fie à tout ces regards qui se jettent sur moi depuis que j'ai franchi le portail. Serait-ce à cause de ma tenue ? La cravate que j'ai choisi pour l'occasion ne se marie pas avec le reste ? Je ne pense pas qu'il ne s'agisse simplement que de ça et après tout, je me moque bien de ce qu'ils peuvent penser actuellement. Avant de me rendre dans le bureau de la haute hiérarchie, j'ai une autre destination à prendre, j'ai une autre personne à aller voir.

Ici rien n'a changer et je n'ai donc aucune difficulté à me déplacer dans les couloirs à la recherche de cette salle qui m'appelle tant. Déjà je peux entendre les grognements de ma compagne miniature qui me répète depuis tout à l'heure que je n'ai pas à faire ça, que je n'ai pas à aller la voir, qu'elle ne me mérite pas. Médisant alors tout un tas de vilenie sur ma fiancé. Yulin est une grande rancunière qui n'apprécie guère qu'on fasse du mal à ce qui lui est cher. Mes enfants d'ailleurs se trouvent être sa nouvelle source d'affection et elle prend grand soin de les défendre pour tout en rien malgré sa petite taille. Au creux de ma poitrine je peux ressentir les battements de mon cœur s’accélérer a fur et à mesure que la distance qui me sépare d'elle se réduit. Serait-ce de la peur ? Peut-être bien. Mais à cela s'ajoute également une joie que je ne parviendrai certainement pas à lui avouer aussi chaudement que j'avais l'habitude de le faire auparavant. Mes pas me rapprochent alors de la porte légèrement ouverte et je peux voir à l'intérieur cette silhouette pleine de charme et d'élégance qu'est la sienne. Sayuri est décidément la plus belle femme à mes yeux, ce qui ne m'aide en rien à me calmer. Il n'y a vraiment qu'elle pour faire naître en moi de tels réactions et depuis notre rencontre, je l'ai toujours dit : Elle est un poison pour moi. Pourtant, plutôt que de m'en défaire en cherchant un antidote, je la bois à grandes gorgées. Comme toujours et pour son plus grand malheur, elle attire les regards et les petits vicieux au point que le propriétaire de son dernier client vint déposer un baiser sur sa joue ainsi qu'une main un peu trop taquine sur ses fesses. Un geste que je ne manque pas et un visage que je n'oublierai pas. Le pauvre d'ailleurs à sa sortie a bien vite perdu son sourire lorsque sur lui mes améthyste se sont posées d'une lueur extrêmement menaçante. Laissant alors entrevoir malgré la présence de mon sceau cette hybridité sauvage que je cache. Un mouvement de plus et cette fois les soins auraient été pour lui et non pour son compagnon. Je l'ai laisser filer avec en coin une mimique carnassière pour pouvoir prêter mon attention à quelque chose de bien plus importante qu'une leçon de correction. Desserrant alors légèrement le nœud de ma cravate d'un geste habile et en me raclant la gorge, il m'a fallut une bonne vingtaine de secondes avant que je ne me décide vraiment à franchir le seuil de la porte qui nous sépare. La crainte du premier amour, le stresse du premier rendez-vous, des sensations similaires qui me reviennent après tant d'années. Je ne parviens  pas à m'y habituer.

Elle est là, à quelque pas de moi. Je peux déjà sentir l'odeur de son parfum. Floral et légèrement sucrée, de quoi me donner envie de la croquer et l'embrasser. Un contact que je n'ai plus eu depuis bien longtemps et que j'aimerai retrouver avec elle. Dans cette discrétion qui a toujours était la mienne, je m'avance jusqu'à elle en repoussant les quelques tremblements qui pourrait trahir ma présence. Réduisant la distance qui nous sépare, trois mètres, deux mètres, plus qu'un seul. Me voilà dans son dos et je n'ai qu'à tendre la main pour effleurer de mes doigts sa soyeuse chevelure. Mais au lieu de ça, comme craintif d'être repoussé, je me redresse et vint tendre à côté de sa joue une rose acheté plus tôt.

-Alors comme ça on charme la jeunesse ?

Dis-je d'un ton plaisantin alors que je n'ai qu'une seule envie : Plaquer mes lèvres aux siennes. Mais je n'ose pas, vraiment, je ne sais pas pourquoi. Peut-être parce qu'au fond de moi, ses mots résonnent encore dans ma tête et je ne parviens pas à m'en défaire.

-La blouse te va vraiment bien. Comme toujours, tu es aussi belle. Sayuri.

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